De la réparation des « gueules cassées » aux débuts de la chirurgie esthétique

Rhinoplastie, lifting, remodelage des volumes… Les techniques de rajeunissement et d’embellissement plébiscitées par les femmes ont été perfectionnées, si ce n’est inventées, pour les poilus défigurés. Alors que l’Europe célèbre le centenaire de l’armistice, retour sur une discipline née à l’aube du XXe siècle.

On a bien trouvé les prothèses de nez de l’Antiquité fixées sur le visage à l’aide de sève de plantes ou les techniques de greffe de peau décrites dans un traité de chirurgie millénaire indien. Mais de l’avis unanime des experts, la chirurgie plastique contemporaine est née pendant la guerre de 14-18, avec son cortège de survivants atrocement défigurés, condamnés à vivre sous les regards : les gueules cassées. Dans les tranchées, la tête des soldats, qui dépasse, est particulièrement exposée à de nouvelles armes, plus précises et plus puissantes. Les blessures peuvent être dues à une balle de mitrailleuse, provoquant des fractures complexes des mâchoires, à un éclat d’obus, occasionnant des pertes de tissus divers, peau, muqueuse, muscles, os, etc. Ces mutilations faciales fournissent à la médecine française plus de cas qu’elle n’en a jamais vu.

À Propos

Un concept multidisciplinaire unique. Vous y trouvez en effet sous le même toit des praticiens accrédités auprès des cliniques et des hôpitaux, entourés d’un personnel soignant très qualifié.

Charte d'utilisation | Mentions légales

Newsletter

Inscrivez-vous pour être à jour de nos dernières actualités.

Contact

0 Partages
Partagez
Tweetez
Enregistrer